Le café ethiopien

Qui dit Ethiopie dit Café… parce qu’on attribue l’origine du café à l’Ethiopie et notamment à la Reine de Saba. Parce que les cafés éthiopiens sont parmi les meilleurs du monde : Sidamo, Harar, Yirga Cheffe, Jimma… et que l’Ethiopie est un des principaux producteurs des nectars de qualité. Parce que le café occupe une grande place dans la vie d’échange en tant que presque cérémonie de préparation et l’occasion d’échanges sociaux. L’origine du plus vieux café du pays remonte à une époque lointaine et qui se raconte merveilleusement lors de la dégustation. Cette tradition a perduré jusqu’à ce jour et devient même un prétexte de voyage pour certains.

Autour de l’histoire du café éthiopien

Le café éthiopien est issu d’une tradition séculaire, bien que son origine soit un peu vague, on peut quand même s’appuyer sur certaines légendes dont la plus répandue est l’histoire d’un berger et de ses chèvres qui auraient broutés des arbustes aux fruits rouges. Ces plantes ayant eu un effet stimulant immédiat le berger en fut étonné et en parla vite à des pratiquants du soufisme de la région qui s’en préparèrent alors une décoction et constatèrent alors le même effet et l’avantage qu’ils pouvaient en trouver pour veiller.

Le fameux jebena buna

Le jebena buna tient son origine de la préparation du café dans un jarre nommé Jebena qui est un réalisé en terre cuite. C’est un café traditionnel dont la préparation est assez longue témoignant ainsi l’identité culturelle du pays. La préparation de ce fameux jebena buna, véritable cérémonie traditionnelle du café s’exécute en 3 étapes et est normalement effectuée par les femmes. La première tasse étant l’Arbol est une étape des plus enrichissantes et la meilleure également car elle est légère, savoureuse, huileuse et terreuse. La deuxième, le Tona, est moins forte car elle est réalisée à partir du reste des grains de la première tasse. En fin, la troisième tasse, Bereka, est l’étape finale avant de prendre la route.

Les variantes du café éthiopien

Le café occupe une place principale dans l’exploitation agricole de l’Ethiopie malgré la dominance des autres cultures vivrières sur le marché comme le mais, le manioc et le khat. La plantation de café couvre une grande superficie du pays et se répartit dans différentes régions comme Harar, le Sidamo, le Jimma, le Yirga Cheffe et Limu. Pour ce qui est des méthodes de production, elle connaît une évolution incontestable.