Parc National du Mago

Au Sud-Ouest de l’Ethiopie, se trouve le Parc national de Mago. Situé à 800 kilomètres de la capitale Addis Abeba, le Parc est considéré comme l’un des lieux touristiques les plus isolés du pays. Sur une superficie de 2.162 kilomètres carré, deux paysages distincts le spécifient : une vaste steppe de savanes et collines verdoyantes d’un côté, et un immense désert de l’autre, allant des limites du Parc jusqu’au lac Turkana.

La rivière qui porte le même nom que le Parc parcourt les vallées du mont Mago, et nourrit une végétation semi-aride d’acacias, de broussailles, de tamarins des Indes. Contrairement à sa végétation moins florissante, la faune du Parc est plus prospère : mammifères et oiseaux abondent sur les terres, poissons et reptiles dominent dans les rivières. On y retrouve crocodiles, hippopotames, girafes, buffles, léopards, lions, éléphants ou encore les koudous, grands antilopes sauteurs aux cornes spiralés, etc.

Le Parc national de Mago est le parc typique des documentaires animaliers. Cette richessse de la faune est parait-il due à l’existence de la fameuse mouche Tsé-Tsé, qui tient la population autochtone éloignée. Néanmoins, la mouche du sommeil n’a pas empêché les braconniers d’exploiter les richesses du Parc et aujourd’hui, si il a initialement été établi comme refuge pour de grands mammifères tels les éléphants et girafes, ces protégés ne sont plus à l’abri des chasseurs.

D’autres habitants peuplent le Parc National Mago, en bordure des forêts : il s’agit de la population autochtone de Mursi. Ces Mursi sont connues pour une particularité physique de la femme : le port du plateau labial ou labret. Il s’agit d’un disque d’argile installé dans une perforation de la lèvre supérieure, portée à partir de la maturité sexuelle et jusqu’à la naissance des premiers enfants. Une fois mère, les femmes délaissent ce bijou et ne le portent que temporairement, lorsque les maris ou fils sont en présence ou lors d’occasions importantes.